Infrastructures : comment Djibouti veut retrouver son lustre d’antan

TRAIN

Renaissance du chemin de fer, construction de quartiers résidentiels, rénovation du patrimoine… L’État ne lésine pas sur les moyens pour rendre à la capitale son lustre d’antan et attirer les visiteurs.

Après une pause que beaucoup croyaient éternelle, les rails du chemin de fer qui relie Djibouti à Addis-Abeba en 784 km depuis 1917 chantent à nouveau. Aucun convoi n’avait emprunté ces voies depuis 2002, moment où les perspectives semblaient prometteuses, entre l’éveil de l’Éthiopie et les projets portuaires en gestation dans la baie de Djibouti. Mais, faute d’entretien et d’investissements, les tarifs et les délais d’acheminement étaient beaucoup trop élevés pour attirer le chaland. « Une tonne de fret transportée par rail coûtait le double de celle qui empruntait la route. Et, surtout, elle mettait trois fois plus de temps », se souvient un transitaire djiboutien.

Un train ancré dans l’imaginaire local

L’arrivée d’un repreneur aussi solide que sont tendus les flux de marchandises entre les deux capitales ces dernières années a finalement permis de débloquer la situation et de relancer la machine. Financées à hauteur de 440 millions d’euros par China Exim Bank et réalisées par China Civil Engineering Construction Corporation, la modernisation et l’électrification de la ligne, entamées en 2013, arrivent à leur terme.

 

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