Djibouti : bases militaires sous surveillance

Djibouti compte des bases militaires française, américaine, chinoise et japonaise, ce qui ne va pas sans entraîner quelques frictions.

La coexistence des bases militaires française, américaine, chinoise et japonaise à Djibouti ne va pas sans entraîner quelques frictions, que le président, Ismaïl Omar Guelleh, s’emploie à apaiser. Selon nos informations, le général Zakaria Cheikh Ibrahim, chef d’état-major de l’armée djiboutienne, a discrètement réuni le 2 avril le capitaine de vaisseau commandant la base chinoise et le général Thierry Duquenoÿ, patron des Forces françaises stationnées dans le pays, pour harmoniser les mouvements des deux contingents.

Le lendemain, un avion-hélicoptère américain MV-22 Osprey s’est écrasé non loin de l’aéroport d’Ambouli et de la plage d’Arta après que son équipage a eu le temps de s’éjecter, obligeant les vols commerciaux d’Ethiopian Airlines et de Qatar Airways à rebrousser chemin. Cette fois, c’est Nancy Lacore, la commanding officer du Camp Lemonnier de l’US Army, qui a dû s’expliquer.

À noter que les incessants mouvements des aéronefs américains et français ont pour effet de dégrader la piste d’Ambouli, sans que Paris et Washington ne semblent décidés à prendre en charge les réparations.

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